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Les salariés de Florange fondent sur Paris

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Acier . Les grévistes mosellans poursuivent leur action. Ils frapperont demain à la porte du QG de Sarkozy.

ParAymeric Robert
Correspondance à Strasbourg
Publié le 14/03/2012 à 0h00

Prochaine étape de la contestation : le QG de campagne parisien de Nicolas Sarkozy. L'intersyndicale des salariés ArcelorMittal de Florange a donné rendez-vous au président-candidat demain, au 18, rue de la Convention. «Sarkozy a déclaré à qui voulait l'entendre que la porte de son bureau était toujours ouverte, on va vérifier si elle l'est vraiment pour nous, explique Edouard Martin de la CFDT. On va aller lui expliquer le dossier de A à Z. Jusqu'ici, Sarkozy parle de nous, mais pas avec nous.» Trois bus et 150 salariés se sont déjà inscrits pour aller dans la capitale. Et selon plusieurs sources syndicales, la manif pourrait bien déborder sur la tour Eiffel ou le Champ-de-Mars.

Depuis le 21 février, les salariés du géant de l'acier Mittal multiplient les actions coup-de-poing et réclament le redémarrage d'un des hauts fourneaux de leur usine jugée rentable. Occupation des voies de TGV, blocage des expéditions… Hier, l'intersyndicale avait décidé d'empêcher l'entrée dans les locaux administratifs du site (les «grands bureaux») où travaillent d'ordinaire près de 500 employés. La semaine dernière, une action similaire avait conduit la direction du groupe à demander et obtenir en référé la levée du piquet de grève devant ces bureaux. Mais les forces de l'ordre n'étaient pas intervenues, les syndicats ayant prévu de lever le camp. «La direction monte les salariés les uns contre les autres, accuse Yves Fabbri, secrétaire de la CGT d'ArcelorMittal Floran

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