Al'évidence, chez Goldman Sachs, on aurait préféré laver son linge sale en famille. Mais la publication, mercredi, dans les pages éditoriales du New York Times d'une lettre d'un dirigeant annonçant à la fois sa démission et accusant la banque d'affaires «d'avoir dévoyé sa propre culture» a provoqué une minitempête à Wall Street. Et relancé toutes les critiques sur les dérives du monde de la finance depuis la crise de 2007.
Dans un communiqué envoyé à la hâte à tous ses employés, le PDG de Goldman Sachs, Lloyd Blankfein, a rejeté les accusations, se «disant déçu de voir les affirmations d'un individu […] qui ne reflètent en rien nos valeurs». Dans sa tribune envoyée au New York Times, Greg Smith, un directeur exécutif basé à Londres et responsable des produits dérivés américains en Europe, en Afrique et au Moyen- Orient, assure ainsi que son ex-employeur continue à privilégier ses profits au détriment systématique de ses clients. «Je peux dire honnêtement aujourd'hui que l'ambiance est plus toxique et plus destructive que jamais», assène-t-il en guise d'introduction. Avant de se déclarer «malade de voir comment les gens volent les investisseurs sans aucun remords».
«Muppets». Et Smith de révéler que certains cadres de Goldman Sachs appellent leurs clients les «Muppets», une référence au show télévisé avec ses marionnettes vertes. Le coup d'éclat de Greg Smith, qui a confié qu'il «se devait d'int




