Une pétition : voilà la première action autour de laquelle les syndicats de la Poste se sont entendus pour réagir aux mesures annoncées la veille par leur président, Jean-Paul Bailly. Des mesures jugées timorées. Le texte réclame donc l’arrêt ou le gel des réorganisations, la reconstitution d’un réseau de ressources humaines de proximité, l’arrêt des pressions…
«Ajustements». La veille, le patron de la Poste était sorti de son silence après que trois suicides mettant en cause le management de l'entreprise s'étaient produits en six mois. Le dernier est survenu à Trégunc (Finistère) il y a douze jours. Le patron des postiers avait annoncé un grand dialogue national et local, une série de mesures concrètes et la nomination d'une médiatrice. Mais il n'avait rien lâché sur les réorganisations qui se succèdent dans tous les métiers de l'établissement, se limitant à des «ajustements».
Hier, toutes les étiquettes syndicales (CGT, SUD, CFDT, FO, CGC-Unsa et CFTC) étaient représentées au siège de la CGT, porte de Montreuil à Paris. Une telle unanimité ne s’était pas produite à la Poste depuis 2008, lors de la bataille unitaire contre le changement de statut. Elle s’était soldée par un échec.
«La gravité de la situation sociale à la Poste exige bien autre chose qu'une simple écoute», a jugé Hervé Tellier, secrétaire de la CGT et porte-parole de l'intersyndicale. Il critique «la désinvolture de la direction et cet autoritarisme affiché régulièrement à l'encont




