Le patron de SFR, Frank Esser, 53 ans, est la première victime de l'onde de choc créée par l'arrivée de Free Mobile. Après dix ans à la tête du groupe SFR, ce docteur en économie, discret et réputé très professionnel, était donné hier matin sur le départ(selon le Figaro). L'information a été confirmée en soirée par Vivendi, la maison-mère de SFR, qui a carrément décidé de mettre aux manettes de l'opérateur Jean-Bernard Lévy, le peu commode patron de son directoire. Et ce, pour une durée indéterminée. Quinze semaines après le lancement de Free Mobile, Vivendi reconnaît que sa filiale SFR va devoir passer à la vitesse supérieure.
«boulons». En commentant les résultats de son groupe, il y a trois semaines, Jean-Bernard Lévy avait été très direct dans ses salves lâchées tous azimuts. Il avait évoqué «l'agression» que constitue l'offre de Free Mobile, dénoncé «les faveurs et les contorsions» des pouvoirs publics et du régulateur pour faire naître ce quatrième opérateur mobile, et le non-respect patent par le nouveau venu de ses obligations de couverture. Il va falloir «serrer les boulons», avait conclu Lévy. C'est sur Esser que ça tombe…
Coutumier des formules chocs, le style Lévy a toujours tranché avec celui d’Esser, dont les propos ont toujours été mesurés. La façon brutale avec laquelle il est destitué par son actionnaire est révélatrice de la violence qui agite le secteur.
Ce cadre parachuté au poste de directeur général de S




