Comment échapper à la guerre des prix lancée par Free Mobile, qui devient ruineuse pour l’image et les marges ? Orange, SFR et Bouygues, le trio des opérateurs historiques, répondent en ouvrant un nouveau front : la 4G, prochaine frontière du mobile. Les annonces se succèdent, avec pour horizon le lancement de forfaits haut de gamme début 2013.
Compteurs. Bouygues Telecom a été le premier à dégainer. La scène se passe le 22 mars, à Lyon, dans les locaux de l'Insa, l'école d'ingénieurs dont le patron de l'opérateur, Olivier Roussat, est diplômé. L'heure est aux démos et les compteurs s'affolent. Jamais, sur une tablette ou un ordinateur portable reliés à une antenne mobile - en attendant les premiers smartphones dédiés - jouer, télécharger ou regarder la TV n'a été aussi véloce. «Lyon est la première brique de notre déploiement», assène Olivier Roussat. «Notre réseau sera de plus en plus tourné vers la data[le transport de données] et la 4G est une vraie rupture», poursuit Jean-Paul Arzel, le directeur du réseau. Simple coïncidence, au même moment, Orange balance, depuis son QG parisien, un communiqué promettant le même nirvana. Marseille testera la 4G dès le mois de juin, assure le numéro 1 du secteur.
Une semaine après, c'est SFR qui embarque la presse pour… Marseille. Et se livre aux mêmes démonstrations dans les locaux d'Efixo, sa filiale développements. SFR s'est d'ailleurs lancé depuis début mars dans un mégaplan média vantant s




