Nicolas Sarkozy a eu beau mouiller sa chemise pour s'éviter ce genre de mauvaise nouvelle à trois semaines du premier tour, l'entreprise de transport express Sernam pourrait ne pas échapper à la liquidation judiciaire, mardi prochain, devant le tribunal de commerce de Nanterre. «Concrètement, 1 441 salariés recevront leur lettre de licenciement dans les prochains jours. Quant aux 1 600 emplois indirects, rien, nada», dénonce Patrice Clos, secrétaire national de FO Transports.
Obstacle. Le syndicat l'a annoncé hier à ses adhérents dans un communiqué intitulé «clap de fin», quelques heures après que la CFDT (majoritaire chez Sernam) eut elle-même publié un «avis de décès» du Service national de messageries. L'unique candidat à la reprise, le groupe Geodis, leader français du secteur, est en effet en train de caler devant l'effort que lui impose l'Etat actionnaire. Au grand dam du gouvernement, pris de court par ce refus d'obstacle de dernière minute…
Depuis le dépôt de bilan du Sernam fin janvier, les pouvoirs publics se sont démenés pour faire aboutir une solution qui ne manque pas de sel : c’est Geodis, filiale à 98% de la SNCF, qui doit voler au secours du service de messageries créé en 1970 par… la SNCF, et privatisé en 2005.
Reçue mercredi en fin d'après-midi par le patron de Geodis, l'intersyndicale du Sernam a donc été durement secouée par l'annonce du retrait de son offre : «Pierre Blayau nous a dit qu'il ne voulait pas s'en




