Le plus frappant, dans le programme dévoilé par le candidat Sarkozy le 5 avril, c’est le vide. Sidéral. Sur le calage macroéconomique d’ensemble, on est quasiment dans le copier-coller de François Hollande. Dans les documents mis en ligne en janvier, le candidat socialiste avait annoncé une trajectoire d’évolution des dépenses et des recettes conduisant à une réduction du déficit de 4,5% du PIB en 2012 à 0% en 2017, et de la dette de 88,7% à 80,2% du PIB. Trois mois plus tard, après beaucoup de cogitations, aidé par tout l’appareil d’Etat, le président en place annonce une trajectoire permettant de réduire le déficit de 4,4% en 2012 à un excédent de 0,5% en 2017, et la dette de 89,2% à 80,2%. Dans le plan Hollande, la réduction de 4,5 points du déficit reposait sur 2,7 points de baisses de dépenses, et 1,8 de hausses de prélèvements. Pour Sarkozy, la réduction de 4,9 points du déficit repose sur 3,7 points de baisse de dépenses, et 1,2 point de hausse de prélèvements. Autrement dit, un gros tiers de l’effort repose sur les hausses de prélèvement chez Hollande, contre un petit quart chez Sarkozy. La vérité est que l’écart est insignifiant, compte tenu des incertitudes inhérentes à de tels exercices. Les deux candidats misent avant tout sur le fait que les dépenses progresseront moins vite que le PIB. La vraie différence est que Hollande, quelles que soient ses insuffisances, dit assez clairement où il prendra les recettes supplémentaires (impôt sur la fortune, revenus du capi
Le vide sarkozyste
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Publié le 09/04/2012 à 19h38
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