Avec Barack Obama à la Maison Blanche, les prix de l'essence ont déjà «presque doublé» et sont partis pour monter jusqu'à 9 dollars (6,84 euros) le gallon, contre un peu moins de 4 aujourd'hui (1), attaque une pub à la télévision américaine. «Calomnie !» rétorque une autre, émanant d'un comité de soutien d'Obama : le problème, c'est Mitt Romney, candidat de Big Oil (les majors pétrolières), qui lui ont promis 200 millions de dollars pour la défense de leurs privilèges fiscaux. L'illustration : une photo de Romney, le candidat républicain le mieux placé pour défier Barack Obama à l'élection présidentielle de novembre, éclaboussé de taches de pétrole.
Écolo naïf. Aux Etats-Unis, les prix de l'essence flambent (à 3,87 dollars le gallon en moyenne, ils approchent leur précédent record de 4,11 dollars, atteint en juillet 2008) et s'imposent comme un sujet clé de la présidentielle. Dans un récent sondage Gallup, 65% des interrogés se disent «très inquiets» concernant les prix de l'essence (c'est leur deuxième préoccupation après l'état de l'économie en général). Sachant combien les Américains dépendent de leurs voitures, les républicains pensent tenir là un argument majeur pour déloger Obama de la Maison Blanche. «On ne peut pas conduire une voiture avec un moulin à vent sur son toit», persifle Mitt Romney, enfermant Obama dans la caricature de l'écolo naïf, qui ne se préoccupe que d'énergies renouvelables.
Un autre candidat répub




