Menu
Libération

Vivendi : Lévy et Fourtou hués mais blindés

Réservé aux abonnés

AG . Les actionnaires ont conspué les dirigeants du groupe, alors que le cours de Bourse dégringole.

Publié le 19/04/2012 à 22h06

Le tandem constitué par Jean-René Fourtou à la tête du conseil de surveillance et Jean-Bernard Lévy à celle du directoire n’a pas bronché, droit dans ses comptes. A l’assemblée générale de Vivendi, hier, la bronca fut pourtant rude, lancée par une salle remplie d’actionnaires.

L'écart de traitement entre le sommet de l'entreprise, boosté aux primes et bonus, et la piétaille des petits porteurs déçus par le cours et le dividende, a tout de suite allumé l'AG. Depuis le 1er janvier, le groupe de médias (Canal+), de musique (Universal) et de télécoms (SFR) affiche la plus rude glissade du CAC 40 : - 27%. Son dernier pic remonte à mai 2007 (32,4 euros). En cinq ans, le cours a dévissé de 62%. Sans doute Vivendi a-t-il quelques excuses, avec l'électrochoc Free Mobile. Mais Bouygues et France Télécom, n'ont, eux, reculé que de 16,08% et 18,28% depuis janvier.

«Est-ce normal qu'il n'y ait pas d'arrêt à la chute du cours», interroge acidement un actionnaire. L'acrimonie glisse évidemment vers la rémunération des dirigeants : «Ce serait bien de prendre des objectifs de cours dans vos calculs de primes», insiste lourdement un «indigné». Applaudissements. «Je retiens la remarque et je vais demander au conseil d'en débattre», réagit Fourtou sans convaincre pour un sou.

«Bénévole». Un monsieur s'enhardit et jase sur «la matière grasse» qu'on distribue aux dirigeants et la diète prescrite aux actionnaires. L'AG opine. Il poursuit

Dans la même rubrique