Une guerre de tranchées oppose depuis deux mois les groupes Casino et Galeries Lafayette qui se déchirent à propos de leur filiale commune, Monoprix.
Pourquoi cette guerre ?
Pendant quinze ans, la famille propriétaire des Galeries Lafayette et le roi de l'enseigne de proximité (Casino, Franprix, Leader Price) ont filé le grand amour. Le second était venu épauler la première lorsqu'elle a décidé, en 1997, de racheter Prisunic, pour compléter les «magasins populaires Monoprix» créés en 1932. Grâce à l'envergure de la centrale d'achat de Casino et à un repositionnement haut de gamme, l'enseigne Monoprix - déclinée en Daily Monop' et Beauty Monop' - s'affirme comme une success story dans tous les centres-ville.
Actionnaires à 50/50, Casino et Galeries Lafayette ont un accord qui octroie au premier une option de rachat de tout le capital. Le litige porte sur le prix : les Galeries Lafayette chiffrent à 1,95 milliard d’euros leur part de Monoprix, quand Casino l’évalue à 700 millions. D’où une assignation, engagée par les vendeurs devant le tribunal de commerce.
Pourquoi l’affaire s’envenime-t-elle ?
Le conflit entre Philippe Houzé, président du groupe hausmannien, et Jean-Charles Naouri, patron de Casino, s'est aggravé début mars, lorsque Houzé a été reconduit pour un an à la tête de Monoprix, alors que le siège devait revenir à Naouri. Du coup Casino a contre-attaqué la semaine dernière par courrier recommandé, accusant les Galeries Lafayett




