Ce n’est sans doute qu’un clin d’œil du calendrier, mais ce 8 Mai, anniversaire de la capitulation de l’Allemagne nazie et de la réconciliation du continent, l’Europe politique s’est peut-être remise en mouvement. Avant même que François Hollande n’enfile les habits de président, la plus haute autorité européenne a annoncé hier la tenue d’une réunion au sommet des chefs d’Etat consacrée à la relance de la croissance, érigée en nouvelle priorité. Il était temps ! Il a donc fallu attendre que huit pays de la zone euro sombrent dans la récession, et, sans aucun doute, les chocs de l’élection d’un président de gauche à Paris, pour que la vérité apparaisse toute nue : la sacralisation de l’austérité conduit l’Europe dans le mur. La question s’est enfin déplacée : comment fabriquer de la croissance ? Relance keynésienne ou politique de l’offre ? Le temps est aussi venu d’en finir avec une fausse querelle idéologique, vieille d’un autre temps. Pour se donner une chance de sortir l’Europe de la crise, il faudra jouer de tous les leviers à la fois : des politiques publiques, nationales et européennes, en faveur de l’investissement et du pouvoir d’achat ; une action résolue en faveur de l’innovation et de la compétitivité, incitant les entreprises à investir enfin le cash considérable qu’elles gardent frileusement. Les économistes savent depuis longtemps que pour créer de la croissance, il faut des hommes, du capital et de l’innovation. Le défi des dirigeants européens est de trouver
EDITORIAL
Leviers
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(Dessin Alain Brillon)
Publié le 08/05/2012 à 22h17
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