Taux de remplissage de 100% en avril, 800 voyageurs par jours, et des retours très positifs des clients : le Club Med Sinaï Bay, près de Taba, dans le golfe d’Aqaba, semble ignorer la crise du tourisme en Egypte. Lancé en décembre 2010, un mois avant la révolution égyptienne, ce complexe de luxe qui propose des formules tout compris a fait mieux que résister à la sinistrose touristique. L’autre centre égyptien du groupe de tourisme français, situé à El Gouna sur la mer Rouge, affiche des résultats semblables et n’a jamais fermé ses portes durant la période de transition politique.
Mais Roger Tabet, directeur général de l'entreprise égyptienne Protours, agence réceptive du Club Méditerranée, nuance ce succès : «A remplissage équivalent, les pertes en termes de résultats sont d'environ 30% par rapport à l'avant-révolution.» Selon lui, «le marketing du Club Med, très efficace et réactif, a permis de vite rétablir, puis maintenir un haut niveau de fréquentation. Mais cette stratégie s'est également traduite par une baisse des prix et par l'arrivée d'une clientèle différente qui consomme moins.»
«Egyptologie». Fort de ses trente-cinq ans de métier dans le pays, Roger Tabet pense que les mauvais résultats du tourisme en Egypte sont passagers et estime que la crise économique mondiale y est pour autant que la révolution. Il juge paradoxalement que si le groupe français a su tirer son épingle du jeu, ce n'est pas seulement en raison des services «tou




