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Analyse

Facebook, le réseau d’une dégringolade à Wall Street

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Le prix trop élevé établi par Morgan Stanley pour le premier jour de cotation a déplu aux marchés. Ils auraient aussi sanctionné l’attitude de Mark Zuckerberg, le fondateur du site.

Le cours de l'action Facebook était encore en maisse le 22 mai 2012. (Photo Keith Bedford. Reuters)
ParLorraine Millot
Correspondante à Washington
Publié le 22/05/2012 à 22h36, mis à jour le 23/05/2012 à 9h16

Et si Facebook était vraiment une baudruche ? Les trois premiers jours de cotation en Bourse du plus grand réseau mondial d’«amis» ont plutôt donné raison à tous ceux qui prévenaient que les plus de 100 milliards de dollars (78 milliards d’euros) de valorisation demandés vendredi, le jour de l’introduction en Bourse, étaient largement basés sur du vent. Au troisième jour de cotation, hier, l’action Facebook a encore plongé à l’ouverture du Nasdaq pour passer sous les 32 dollars une heure avant la clôture, contre un prix initial de 38 dollars vendredi.

Dernière minute. «Ils ont été trop avides, explique Patrick Moorhead, fondateur du groupe d'analyse Moor Insights and Strategy, Facebook et les banquiers chargés de cette introduction en Bourse ont demandé un prix trop élevé. Ils ont pris un risque, et se sont trompés.» Le principal accusé à Wall Street pour cette déconfiture est la banque Morgan Stanley, qui avait décroché le contrat pour cette mise sur le marché. Quelques jours avant la première cotation, l'établissement a relevé la fourchette de prix, qui était de 28 à 35 dollars, pour finalement vendre l'action Facebook à 38 dollars. Plusieurs banquiers ont tenté en vain de l'en dissuader, rapportait hier le New York Times, rappelant que les «fondamentaux» de Facebook ne justifiaient pas un prix si élevé. Deux jours avant l'entrée en Bourse, Facebook a aussi décidé de vendre 84 millions d'actions de plus que prévu, soit un

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