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Libération

Une expertise pour forger un avenir à Florange

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ArcelorMittal. Le gouvernement a promis aux syndicats d’agir, hier.

Publié le 04/06/2012 à 21h46

De la détermination, mais pas (encore) d’engagement de sauver Florange. François Hollande et son ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg, ont reçu hier les syndicats de l’aciérie lorraine du groupe indien ArcelorMittal, dont les hauts fourneaux (qui emploient 500 salariés) sont à l’arrêt depuis près d’un an.

«Mission». Le ministre a confié hier à Pascal Faure, vice-président du Conseil général de l'industrie, une «mission d'expertise» sur l'avenir de Florange. Son rapport sera rendu «au plus tard le 31 juillet». Dominique Gillier, secrétaire général de la CFDT métallurgie, a salué un premier pas positif : «On ne s'attendait pas à ce que le Président nous fasse des promesses qui auraient pu être inconsidérées.»

Même si le temps presse. Estimant la demande d'acier insuffisante, ArcelorMittal a annoncé vendredi que la fermeture «temporaire» des hauts fourneaux était prolongée jusqu'à la fin de l'année. Ce qui fait craindre aux syndicats une fermeture définitive, l'usine étant de plus en plus difficile à redémarrer à mesure que le temps passe. Arnaud Montebourg a d'ailleurs demandé à Mittal «de ne procéder à aucune décision qui remettrait en cause la viabilité du site».

La mission d'expertise devra plancher sur l'état du marché de l'acier, la compétitivité de l'usine, et trouver des «solutions durables» pour la sauver.

Projet pilote. Le plus simple serait qu'ArcelorMittal accepte d'

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