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Au G20, Hollande rattrapé par l’Europe

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Sommet . Au Mexique, le président français n’a pu éviter que la crise de la zone euro ne pollue les débats.

ParGrégoire Biseau
Envoyé spécial à Los Cabos
Publié le 19/06/2012 à 22h16

François Hollande ne gardera pas un souvenir impérissable de son premier G20 à Los Cabos, au Mexique. Dans ce décor de carte postale où se succèdent le long du Pacifique des hôtels de luxe transformés pour l'occasion en camps retranchés, le chef de l'Etat n'a pas obtenu beaucoup de motifs de satisfaction. Pire, il a eu à gérer la polémique déclenchée par David Cameron, le Premier ministre britannique, contre son projet de taxe sur les ultra riches (lire page suivante).

Le camp français portait au moins trois revendications pour ce G20 : réaffirmer l’impératif de croissance, pousser le projet de taxe sur les transactions financières et éviter que les problèmes de la zone euro s’invitent à la table des négociations.

«Offre». Le premier objectif est atteint. Certes, ce n'était pas le plus difficile. Mais Hollande a pu bénéficier du soutien de Barack Obama, en pleine campagne électorale et donc très inquiet d'un possible ralentissement de la croissance mondiale. Sans surprise, dans le projet de communiqué final qui circulait hier, on pouvait lire :«Nous travaillons collectivement à renforcer la demande et restaurer la confiance dans le but de soutenir la croissance et de renforcer la stabilité financière.» Le fait que la «demande» plutôt que «l'offre» soit redevenue un objectif prioritaire, actée au G20, n'est évidemment pas pour déplaire à la France.

En matière de régulation financière, ce G20 aura par contre peu avancé. Au sommet de Cannes, en n

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