Les pleins pouvoirs… pour le plein d’ennuis. Au lendemain de législatives qui achèvent un cycle électoral dont la gauche ressort avec la totalité des leviers politiques, la nouvelle majorité se trouve dans une situation des plus paradoxales. Jamais l’aile «progressiste» de l’échiquier politique n’aura bénéficié d’autant de moyens d’actions, mais rarement ses marges de manœuvre n’auront été si réduites.
Face à une croissance en berne, un chômage au plus haut et une compétitivité dégradée, le nouveau gouvernement, qui hérite d’un pays essoré par cinq ans de crise, ne pourra pas recourir aux classiques outils keynésiens. Acculée financièrement par les marchés, et juridiquement par Bruxelles, la nouvelle majorité se voit contrainte de réduire le déficit public de la France, à un rythme et dans des proportions qui devraient anéantir toute latitude budgétaire. Sans compter un éventuel retour de flamme de la crise, au moment où l’Espagne et l’Italie ont à leur tour des difficultés pour se financer. Bref, la voie est plus qu’étroite. Candidat à cette mission impossible, Hollande a néanmoins avancé des pistes. Seront-elles efficaces, et surtout suffisantes ? Tour d’horizon des armes de la nouvelle majorité pour terrasser la crise.
Rétablir les comptes publics
C'est la priorité absolue de l'exécutif, dont les premiers pas budgétaires seront scrutés de très près par les marchés et conditionneront le niveau auquel la France emprunte pour financer sa dette. Après avoir cons




