Tous ceux qui détestent les homosexuels et considèrent que le mariage doit unir un homme et une femme sont invités à manger des sandwichs au poulet mercredi prochain, dans les restaurants Chick-fil-A. Et il leur faudra bien s’empiffrer pour supporter ce qui suivra deux jours plus tard : le 3 août, tous les couples homosexuels, mariés ou non, sont invités à venir s’embrasser dans ces mêmes restaurants pour dénoncer la «bigoterie» de la chaîne.
Sur les pages Facebook consacrées aux deux événements, plus de 260 000 internautes se sont déjà annoncés pour bouffer du gay en mangeant du poulet, et plus de 6 700 homosexuels ou sympathisants de la cause ont promis de venir s’embrasser. D’ici là, le nombre de participants risque encore d’augmenter, tant l’affaire fait de bruit ces jours-ci aux Etats-Unis. Elle n’est aussi que la dernière en date d’une longue série de campagnes contre des entreprises jugées trop pro ou trop antigays.
Fondée en 1967 en Géorgie par une famille baptiste, la chaîne Chick-fil-A (prononcer «tchick filé», ce qui nous rapproche de «filet de poulet», la spécialité de la maison) affiche depuis toujours que son objectif n'est pas seulement de vendre des sandwichs au poulet, mais aussi de «glorifier Dieu» et «exercer une influence positive» sur ses clients. Ses restaurants sont fermés le dimanche, et les joujoux des repas pour enfants visent également à «planter les graines des bonnes valeurs».
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