Il n’y a pas que Facebook qui connaît des déconvenues en Bourse. L’action de Groupon, le leader mondial de l’achat groupé en ligne, s’est effondrée mardi à 5,51 dollars, soit un plongeon de 27% en une journée. Hier, avant la fermeture, le titre s’échangeait à 5,37 dollars. La société de Chicago, fondée fin 2008, avait été introduite au Nasdaq le 4 novembre. Depuis, son action a perdu plus de 70% de sa valeur pour atteindre, hier, son niveau le plus bas.
«Crédibilité». Lundi, l'entreprise d'e-commerce avait pourtant annoncé un chiffre d'affaires de 568,3 millions de dollars (462 millions d'euros) au deuxième trimestre en hausse de 44,8%… et même un bénéfice net de 28,4 millions de dollars (contre une perte de 107,4 millions un an plus tôt). Problème, les marchés espéraient un chiffre d'affaires de 573,13 millions.
Les analystes de Morgan Stanley anticipent déjà «un recul des marges opérationnelles» et affirment que «les investisseurs peuvent commencer à s'interroger sur la crédibilité de la direction».
Car cette journée noire est révélatrice d’une tendance de fond : la remise en question du modèle économique de Groupon. Peu novateur, il repose sur l’envoi quotidien de mails proposant des offres d’achats à prix cassés chez des commerçants et restaurateurs du quartier. La force de Groupon réside dans l’envoi de commerciaux sur le terrain pour négocier des tarifs au rabais et des commissions d’environ 50%… parfois au détriment des intérêts des com




