Menu
Libération
Analyse

L’essence essore Etat et pompistes

Réservé aux abonnés

Le gouvernement a annoncé, hier, une baisse de 3 à 6 centimes par litre, financée par l’argent public et les professionnels.

Publié le 28/08/2012 à 21h56

Pas de blocage des prix, mais un effort partagé entre distributeurs de produits pétroliers et l’Etat, afin d’aboutir à une diminution du prix des carburants jusqu’à 6 centimes d’euro par litre pendant trois mois. Ainsi en a décidé hier le gouvernement par la voix de son ministre de l’Economie, Pierre Moscovici. Simple cataplasme ou prélude à une action pérenne ?

Quelles concessions l'état a-t-il arrachées ?

Faisant fi des promesses du candidat Hollande, son gouvernement, aujourd'hui à la manœuvre, a tourné la page du blocage des prix pour se limiter à une réduction de taxes. Elle sera de 3 centimes par litre et touchera tous les carburants. Pierre Moscovici, qui recevait, hier à Bercy, les professionnels du secteur (pétroliers, indépendants et grande distribution) leur a demandé un effort équivalent. Les enseignes Leclerc et Super U avaient annoncé, la veille, la suppression temporaire de leurs marges ( pendant un mois pour Leclerc et deux pour Super U), mais comme Serge Papin, le président de Super U, aime à le souligner : «Notre marge est de 1 à 2 centimes par litre.» Et la revente à perte est interdite. De son côté, le pétrolier Total, qui écoule dans son réseau un cinquième de l'essence consommée, s'est engagé devant le ministre à faire un effort de 2 centimes par litre, et d'un centime supplémentaire pour le carburant vendu sur autoroute. Quant aux distributeurs indépendants, ils ont estimé que leurs faibles marges ne les autoris

Dans la même rubrique