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Le chômage partiel se pointe en Allemagne

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Avec le ralentissement de la croissance, cette mesure classique outre-Rhin est plébiscitée par les syndicats et le patronat.

Les ouvriers d’Opel étaient en grève, le 8 mai, devant le siège historique de Rüsselsheim, près de Francfort. (Phiti Kai Pfaffenbach. Reuters)
ParNathalie Versieux
Correspondante à Berlin
Publié le 03/09/2012 à 19h17

Triste anniversaire pour les travailleurs d’Opel. Pour ses 150 ans, la firme automobile de Rüsselsheim (ouest) a annoncé il y a dix jours la mise au chômage partiel de 9 300 salariés - près de la moitié de ses effectifs allemands -, pour vingt jours à partir de jeudi concernant les ouvriers, et à compter d’octobre pour les employés administratifs.

«Le marché automobile européen s'effondre», avance Holger Kimmes, le directeur du personnel, pour justifier la mesure. Le constructeur vient ainsi s'ajouter à une liste de plus en plus longue de grands groupes allemands qui, confrontés à une diminution de leur carnet de commandes, se voient obligés de recourir, à nouveau, au chômage partiel. Le 1er août, ThyssenKrupp ouvrait le bal, plus de 1 000 personnes étant concernées. Chez Bosch Rexroth, la mesure doit entrer en vigueur en octobre pour 500 des 2 100 salariés du site de Schweinfurt (centre). Les commandes stagnent et les ouvriers ont déjà épuisé les congés de leur compte épargne-temps.

Très utilisé outre-Rhin, le chômage partiel permet aux entreprises de diminuer horaires et salaires de leurs employés pour une durée qui ne peut dépasser actuellement six mois. Pendant cette période, l’agence pour l’emploi prend en charge 60% du manque à gagner net pour les salariés (67% pour les personnes ayant des enfants), tandis que l’Etat règle la moitié des cotisations sociales de l’employeur.

«Incertitude». S'il n'y a aujourd'hui que 71 000 salariés dans

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