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Le groupe Doux rentre dans le dur à Quimper

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Publié le 05/09/2012 à 22h26

Le dépeçage du volailler Doux a commencé. Le tribunal de commerce de Quimper (Finistère) a débuté hier l'examen des offres de reprise du pôle «frais», qui compte 1 692 salariés sur 4 200. Une conséquence directe de sa décision du 1er août. Le tribunal avait rejeté l'offre globale coordonnée par Sofiproteol. Il avait préféré le projet de continuation du fondateur Charles Doux, mais en exigeant la liquidation du pôle frais (abattoirs et usines de découpe), le plus déficitaire.

Quelles conséquences pour le pôle frais ?

La casse sociale s’annonce terrible. Si les offres de reprise sont toutes acceptées (délibéré lundi), elles ne sauveront que 720 emplois sur 1 692. Ce qui veut dire qu’au moins 972 salariés se retrouveront sur le carreau. L’abattoir de Graincourt (Pas-de-Calais, 253 salariés) et une partie de l’usine de la Vraie-Croix (Morbihan, 115 salariés) n’ont fait l’objet d’aucune offre et vont devoir fermer. A l’exception de Laval, les repreneurs vont licencier dans tous les autres sites. A Pleudadeuc (Morbihan), 272 des 407 salariés devront partir. D’où la colère des syndicats, qui auraient préféré une reprise globale. Ils manifestaient hier pour réclamer le dessaisissement du tribunal de Quimper, accusé de favoritisme envers Charles Doux.

Quel avenir pour le reste du groupe ?

Charles Doux a jusqu'au 30 novembre pour prouver qu'il peut sauver le reste du groupe (export de poulets congelés et produits transformés Père Dodu) et ses 2

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