Voilà un chiffre qui tombe à pic. Presque trop… A un mois de l’élection, le taux de chômage américain, publié vendredi, est tombé à 7,8% en septembre, contre 8,1% en août. Barack Obama, qui a d’abord fait face à une montée dramatique du chômage (avec un pic à 10,2% fin 2009), pourra marteler qu’il l’a ramené sous la barre symbolique des 8%.
Pourquoi ce chiffre est-il contesté ?
Nombre d'observateurs, en particulier à droite, ont des doutes. Les démocrates «sont incapables de débattre, donc ils changent les chiffres», a tweeté l'ancien patron de General Electric, Jack Welch, proche des républicains. Ce reflux du taux de chômage est d'autant plus suspect qu'il faut généralement plus de 100 000 créations d'emplois par mois pour garder le taux stable, du fait de la croissance démographique.
Or, en septembre, il n’y a eu que 114 000 emplois créés, moins qu’en juillet et août (avec respectivement 181 000 et 142 000 nouveaux postes).
Une baisse trop belle pour être honnête ?
Non, assure la Maison Blanche, qui explique le décalage par le fait que le taux de chômage et les créations d'emplois sont calculés selon deux méthodes différentes. «Nous sommes en train de nous sortir d'un trou très profond», se félicitait vendredi Alan Krueger, le conseiller économique de Barack Obama. Oui, rétorque Mitt Romney, le candidat républicain : «Ce n'est pas une vraie reprise.» Les 114 000 créations du mois de septembre incluent 10 000 emplois




