Et voilà une promesse de campagne tenue. Le projet de loi créant la future Banque publique d'investissement (BPI) doit être présenté aujourd'hui en Conseil des ministres. Il a été l'objet de plusieurs semaines de bras de fer entre les régions, le ministère de l'Economie et la Caisse des dépôts (CDC). Mais l'architecture de cet outil chargé de «rebâtir une politique industrielle pour la nation», dixit François Hollande, et plus prosaïquement de distribuer des prêts et de prendre des participations au capital des petites et moyennes entreprises (PME), est maintenant connu. Photographie de cette nouvelle banque.
40 milliards pour les PME
La BPI est loin d’être une émanation ex nihilo. Elle regroupe des dispositifs déjà existants : Oséo, l’actuelle banque publique de financement des PME et de l’innovation, le Fonds stratégique d’investissement (FSI), qui prend des participations dans des sociétés françaises jugées déterminantes, et CDC Entreprises. Le changement pour les PME consistera à avoir un interlocuteur unique qui pourra intervenir, suivant les besoins, sous forme de prêts, de prises de participations ou de garanties. Et l’argent mobilisable sera plus important. La BPI bénéficiera du total des sommes déjà investies ou prêtées par ces organismes, qui, au fil des ans, seront remises en circulation. Ce qui représente près de 40 milliards d’euros. Il est enfin prévu d’intégrer à terme Ubifrance, une agence dédiée au conseil et à l’accompagnement des PM




