Après quatre mois de conflit autour du plan social de PSA, le gouvernement et le constructeur automobile ont signé, provisoirement au moins, l’armistice. Avec un compromis qui permet à chacun de ne pas perdre la face. L’exécutif reconnaît les graves difficultés financières de PSA et sauve la banque interne du groupe. En échange, le constructeur, qui avait jusqu’ici refusé toute concession, accepte d’adoucir son plan social et de réformer sa gouvernance.
Tout s’est joué dans la nuit de lundi à mardi, lors d’une ultime négociation à Matignon, entre les conseillers du Premier ministre, de Pierre Moscovici (Economie), d’Arnaud Montebourg (Redressement productif) et le secrétaire général de PSA, Pierre Todorov. Ce dernier est sur les dents. Il veut boucler d’urgence l’aide à Banque PSA finance, qui alimente ses concessionnaires et les crédits auto des clients de Peugeot et Citroën. PSA redoute que la présentation, aujourd’hui, de ses résultats trimestriels, conduise les agences de notation à dégrader une nouvelle fois le groupe. Cela reléguerait la banque interne, pourtant rentable, dans la catégorie «spéculative», et couperait son accès aux marchés. Avec, à la clé, une crise de liquidités catastrophique pour la banque et pour l’activité du groupe.
Pour éviter ce scénario noir, l'Etat doit se porter garant des nouveaux emprunts émis par l'établissement. Le gouvernement a accepté, comme l'a révélé hier le Monde, d'apporter 5 à 7 milliards d'euros de garantie. Selon nos info




