L’offre de crédit renouvelable de la Banque postale est fin prête et ses conseillers formés. Déjà commercialisée, mais en toute discrétion. Car officiellement, l’établissement ne propose toujours pas cette forme de crédit permanent appelée «revolving» et accusée de pousser au surendettement. Une activité aux antipodes de son image de service public bancaire.
Au client qui sollicite par téléphone une facilité de crédit, la réponse fuse sans ambiguïté : «Appelez le 3639.» Là, après quelques questions d'usage (revenus, crédits en cours…) et une simulation en ligne, la conseillère enchaîne : «Oui, on peut vous débloquer jusqu'à 10 000 euros.» Généreuse, la Poste ! On n'en demandait que 3 000…
Banaliser. Le 17 octobre, Philippe Wahl, le patron de la Banque postale, auditionné par la commission des affaires économiques de l'Assemblée, œuvrait à banaliser ce futur lancement. Pourquoi la Banque postale ne s'engagerait-elle pas dans cette activité, puisque Benoît Hamon, le ministre chargé de l'Economie sociale et solidaire, ainsi que de la Consommation, «ne souhaite pas l'interdiction du crédit renouvelable […] et, mieux, s'est déclaré intéressé par [la nouvelle offre] que nous testons». Et Wahl d'enfoncer le clou : «Nous y travaillons avec ses équipes et ne nous lancerons dans ce crédit que s'il est conforme aux principes que fixera la future loi.»
Bien dégagée, la route n'en présente pas moins de nombreux obstacles. D'abord, au rega




