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Libération

Michel Lacoste a sorti les armes de crocodile

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Textile . Poussé à la porte par sa fille, l’ex-président du groupe a cédé ses parts au suisse Maus.

Publié le 26/10/2012 à 22h17

La famille Lacoste va-t-elle laisser son crocodile se faire croquer ? Un mois après avoir été évincé de la présidence de la société familiale par sa fille Sophie, Michel Lacoste et ses proches ont vendu, vendredi, 30% du capital de l’entreprise familiale au suisse Maus, qui en possédait déjà 35%. Et se retrouve donc actionnaire majoritaire de Lacoste, et propriétaire de la marque de polos. A moins que Sophie Lacoste ne trouve assez d’argent pour racheter les actions de son père, avant qu’il ne soit trop tard.

Tennis. Il s'agit d'un nouveau coup de théâtre dans le conflit qui déchire les 22 héritiers du groupe fondé en 1933 par René Lacoste, champion de tennis et père de Michel. «Sa décision est incompréhensible. C'est quasiment œdipien», décrypte un bon connaisseur de la famille.

Fâché avec les trois enfants de son premier mariage, Michel Lacoste, 68 ans, avait choisi sa nièce Béryl pour lui succéder. C’était sans compter sur la détermination de sa fille Sophie, une comédienne de 36 ans. Qui est parvenue à rallier une majorité des voix des héritiers. Et qui a, le 24 septembre, réussi à éjecter son père du conseil d’administration, puis à se faire élire à la présidence, avec l’appui de Maus. A la grande fureur de Michel, qui a contesté sa destitution en justice. Mais pour le bonheur de Maus, qui souhaitait depuis des années prendre le contrôle de Lacoste (1,6 milliard d’euros de chiffre d’affaires l’an dernier).

Via sa filiale Devanlay, le groupe famili

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