La Banque postale tire avec son revolving plus vite que son ombre. Un client trouve au 3639 une oreille attentive. A ceux qui craignent de se trouver à court de trésorerie, le conseiller au bout du fil, propose une formule jusqu'à présent inédite à La Poste, mais largement commercialisée dans les réseaux bancaires concurrents : un crédit renouvelable. Ce produit est testé «en grandeur réelle et à grande échelle» en ce moment, reconnaît l'établissement qui attend le résultat de ces tests et le feu vert du gouvernement pour le lancer. Car officiellement, l'établissement ne propose toujours pas cette forme de crédit permanent, parfois toxique quand ceux qui le souscrivent s'installent dans un cercle vicieux, en tirant toujours plus sur leur réserve. Une activité aux antipodes de son image de service public bancaire.
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Notre enquête révèle qu'en deux temps, trois mouvements, l'affaire peut être pliée. Tout particulièrement si le demandeur est client de la Banque Postale et si l'instruction du dossier se fait par Internet.
Lors du premier contact, le conseiller fait un premier tour de la question: nom, prénom, profession, propriétaire ou locataire…




