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Analyse

Un rapport qui tient le choc

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L’allégement de cotisations sociales est la mesure la plus forte prônée par Louis Gallois.

Louis Gallois, commissaire général à l’investissement et ancien patron d’EADS, hier, à Matignon. (Photo Marc Chaumeil pour Libération)
Publié le 05/11/2012 à 22h26

Louis Gallois n'a pas plié. Même s'il est conscient que son rapport sur la compétitivité «n'a pas fait plaisir à tout le monde» au sein du gouvernement, le document qu'il a remis hier au Premier ministre reste fidèle à ses convictions. Le Commissaire général à l'investissement et ancien patron d'EADS préconise toujours un «choc de compétitivité», c'est-à-dire un allégement de cotisations sociales de 30 milliards d'euros. Mais aussi 21 propositions de fond (sur la formation, l'innovation…) pour aider, à moyen terme, l'industrie à stopper son inquiétant déclin. Revue des principaux enjeux.

Pourquoi aider les entreprises ?

C'est la mesure phare du rapport : 30 milliards d'euros de baisses de cotisations sociales, dont 10 milliards pour les salariés et 20 milliards pour les entreprises. Ce dernier chiffre devrait être retenu par le gouvernement (lire pages 18-19). Selon Gallois, il ne s'agit pas d'abaisser le coût du travail («je n'en parle jamais dans le rapport»), sur lequel la mesure n'aurait qu'un faible impact (5% à 6% de baisse). L'objectif est de «donner un ballon d'oxygène aux entreprises», afin d'améliorer leurs marges bénéficiaires, tombées à un niveau historiquement bas. Et leur donner ainsi les moyens d'investir pour monter en gamme et éviter «la pression mortifère sur les prix». «La priorité, c'est l'investissement, il faut relancer la machine», insiste Gallois, qui plaide pour une baisse

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