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Libération

Pour l’industrie automobile, une occasion de monter en gamme

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Le «choc de compétitivité» ne réduira que de très peu le coût des voitures françaises.

Publié le 06/11/2012 à 22h51

Le patronat le martèle depuis des années : il faut baisser le coût du travail, car il plombe l'industrie française. Un vœu exaucé hier par le gouvernement : selon Bercy, le cadeau de 20 milliards d'euros aux entreprises va faire baisser le coût du travail de 6%. Sauf que ce «choc de compétitivité» aura un impact très faible sur le coût global des produits. C'est ce que montre l'exemple de l'automobile, qui est à la fois la première industrie française et la plus frappée par la crise. Libération a ainsi calculé l'impact du choc pour la citadine Peugeot 208, le modèle phare de PSA. Selon notre estimation, le dispositif ferait chuter le prix de revient d'une 208 assemblée à Poissy (Yvelines) de seulement 1,3%. Si d'aventure cette baisse était répercutée sur le prix de vente final, le consommateur n'économiserait que 200 euros (1) pour la version diesel de base, proposée à 14 000 euros au tarif catalogue (et 150 euros sur le prix usine).

Cela s’explique par le fait que les salaires représentent, selon PSA, un peu plus de 25% du prix d’une voiture : 10% pour les ouvriers de PSA (assemblage du véhicule, du moteur et de la boîte de vitesse), 5% pour ses ingénieurs et un peu plus de 10% pour les sous-traitants. Mais 60% seulement des pièces achetées par les usines tricolores du groupe aux sous-traitants sont fabriquées en France. Au final, la part du travail français dans le prix de revient d’une voiture assemblée dans l’Hexagone n’est que de 22%. Si on diminue ces coûts sal

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