Comptes dans le rouge, plans sociaux en pagaille : les «majors» du ciel européen s'enfoncent dans la crise. Après Lufthansa et Air France, la scandinave SAS (lire ci-contre) et l'espagnole Iberia viennent de lancer des restructurations massives, avec respectivement 6 000 et 4 500 postes supprimés. Au total, les compagnies historiques du Vieux Continent ont annoncé plus de 20 000 destructions d'emplois en l'espace de six mois !
Sandwich. Ce plongeon a été aggravé par la conjoncture. Il y a d'abord la crise économique, qui freine les voyages touristiques et pousse les entreprises à supprimer les vols en classe affaires. L'évolution des ventes sur le marché français «est très inquiétante», déclarait fin octobre le patron d'Air France, Alexandre de Juniac. A cela s'ajoute la nouvelle flambée des cours du pétrole, avec un baril qui flirte avec les 110 dollars. Résultat : la facture carburant d'Air France-KLM va augmenter de plus de 1 milliard d'euros cette année.
Mais le vrai problème vient de la concurrence, qui prend les majors en sandwich. Il y a d’un côté les champions du low-cost (Ryanair, EasyJet), qui font une razzia sur les vols intra-européens. Et de l’autre, les compagnies du Golfe (Emirates, Qatar) : elles attaquent sur les vols long-courriers, qui représentent la dernière source de profits des entreprises traditionnelles.
Les plans de restructuration en cours visent principalement à contrer les compagnies à bas coûts, en copiant leurs m




