SAS peut-elle encore échapper à la débâcle économique ? La compagnie aérienne scandinave pourrait déposer le bilan si elle ne parvient pas à appliquer le «plan de la dernière chance» élaboré par la direction. La balle est dans le camp des syndicats. Ils ont jusqu'à dimanche pour approuver ou non la restructuration, qui prévoit 6 000 suppressions de poste. Le patron de SAS, Rickard Gustafson, s'est chargé de mettre la pression dans un mail adressé à tous les salariés : «Si nous réalisons à 100% les initiatives présentées, nous avons un futur. Si nous disons non au plan, SAS ira vers la faillite.»
Fondée en 1951 par la Suède, le Danemark et la Norvège, la compagnie est à la fois surendettée et déficitaire, avec 185 millions d’euros de pertes l’an dernier. D’où le plan drastique présenté lundi, qui vise à économiser 700 millions d’euros. Il prévoit de réduire de 40% les effectifs, qui passeraient de 15 000 à 9 000 salariés. L’essentiel se fera via la vente de la filiale norvégienne Widerøe et de la division Group Handling (plus de 5 000 salariés à elles deux), mais aussi via un plan de 800 suppressions d’emploi dans les services administratifs.
Modèle. Le plan prévoit également de lourds sacrifices pour les salariés, avec une baisse des rémunérations et des coupes dans les pensions de retraite. Plus un traitement de choc pour les personnels navigants, dont les salaires seraient réduits de 12%. Selon Rickard Gustafson, c'est la condition imposée




