La descente aux enfers continue pour Renault : ses ventes en Europe se sont effondrées de 21,6% en octobre (et de 18,2% depuis le début de l’année), alors que le marché a chuté de seulement 4,8%. Renault est le constructeur dont les ventes baissent le plus.
Pourquoi un tel plongeon ?
Cela s'explique essentiellement par l'absence de nouveaux modèles, le PDG, Carlos Ghosn, ayant gelé plusieurs projets lors de la crise de 2008. Cela a affecté à retardement les ventes, mais la chute est rude : la marque au losange a plongé de 21,7% en Europe sur dix mois. Renault a longtemps limité la casse grâce au succès des voitures low-cost de sa filiale Dacia. Mais les Logan et autres Duster commencent elles aussi à souffrir (3,1% de baisse sur dix mois). PSA, qui a continué à renouveler sa gamme malgré ses difficultés, commence à en récolter les fruits, avec une chute limitée à 5,1% en octobre.
Renault peut-il rebondir ?
Ce sera difficile. Tout repose en effet sur le succès de la citadine Clio IV, lancée le mois dernier. Or, elle est vendue plus cher que sa concurrente, la nouvelle Peugeot 208. Pour le reste de la gamme, il va encore falloir attendre : les remplaçantes de la berline familiale Laguna et de l’Espace ne sont attendues qu’entre 2014 et 2016. Il y a bien le lancement, ce mois-ci, des nouvelles Dacia Logan et Sandero. Mais ces modèles fabriqués en Roumanie ne changeront rien aux performances de la gamme Renault. Ni au très bas niveau d’ac




