Pour l’instant, rien à signaler. Pas le moindre vent de panique sur les marchés actions, sur l’euro, ou encore sur le niveau des taux obligataires de la dette souveraine de la France. Pourtant, il ne reste plus qu’une seule agence de notation, la française Fitch, encore prête à signer des deux mains pour dire à quel point Paris est une valeur sans risque. Après Standard & Poor’s (S & P) en janvier, Moody’s a annoncé à son tour, lundi soir, qu’elle retirait à l’Hexagone son prestigieux triple A. La dette publique de long terme de la France est désormais notée Aa1, soit, sur l’échelle de confiance des agences de notation, un cran en dessous de la distinction suprême dont elle jouissait jusque-là. Avec, en prime, un avis plutôt pessimiste pour l’avenir, puisque Moody’s dégrade la France sur fond de perspective négative. En clair, pour l’agence, qui se partage avec S & P et Fitch près de 90% du marché mondial de la notation financière, Paris risque d’être à nouveau dégradé à moyen terme.
«Sensation». «La décision de Moody's de priver la France de son triple A se traduit, pour l'instant, par une correction à peine perceptible, explique Jean-Louis Mourrier, de la société de Bourse Aurel BCG. L'écart de taux sur les obligations publiques émises pour dix ans entre l'Allemagne et la France reste stable. Il n'y a pas le moindre mouvement de panique.» Voilà qui devrait rassurer le gouvernement. Mais ce dernier n'a pas attendu de connaître la réaction d




