Les vingt-sept chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union ont entamé, hier, à Bruxelles, un marathon budgétaire qui pourrait se prolonger jusqu’à dimanche au petit matin. Car trouver un compromis entre une Commission qui propose une enveloppe de 1 060 milliards d’euros pour la période 2014-2020 et une Grande-Bretagne qui ne veut pas aller au-delà de 886 milliards s’annonce pour le moins difficile… A tel point que beaucoup estiment qu’un second sommet, début 2013, sera sans doute nécessaire. Une première depuis 1987.
L'équation budgétaire comporte d'importantes inconnues : outre la grave crise économique qui contraint tous les budgets nationaux, l'Allemagne et la France n'ont pas été capables d'arrêter une position commune, contrairement à ce qui s'était passé en 2005. De plus, le gouvernement eurosceptique britannique de David Cameron est sur une ligne très intransigeante et pourrait bien recevoir le soutien de Berlin. Enfin, il faudra trouver un accord unanime à 27 et obtenir ensuite l'aval du Parlement européen, deux autres premières. Herman van Rompuy, le président du Conseil européen, a reçu, tout au long de la journée d'hier, les Vingt-Sept, en tête-à-tête, en «confessionnal» dans le jargon communautaire, afin de connaître les «lignes rouges» de chacun avant de proposer un paquet d'ensemble. Une procédure qui a le don d'énerver le Parlement européen : «Le budget de l'avenir de l'Europe ne peut pas se décider comme l'élection du pape, à huis clos, en




