1. En tête d’affiche, les radins se jouent des flambeurs
Le «club des radins» regroupe les plus gros contributeurs au budget européen. Ils préfèrent le nom, plus chic, des «amis du dépenser mieux». Il s’agit des six membres fondateurs de la Communauté (Allemagne, France, Italie, Benelux), du Royaume-Uni et des Scandinaves (Suède, Finlande, Danemark). Soucieux de limiter la facture, ces pays qui versent à Bruxelles plus qu’ils ne reçoivent ne forment pas pour autant un bloc soudé, chacun ayant ses intérêts propres. Les plus forts en gueule du moment sont, d’un côté, les Britanniques, épaulés par les Néerlandais et les Finlandais ; de l’autre domine l’Allemagne, qui paie le plus lourd écot au budget européen, mais également aux fonds de sauvetage de la zone euro. Paris se tient derrière Berlin, avec un bémol de taille : d’accord pour la baisse des dépenses, mais pas touche à la politique agricole commune. Dans le camp adverse, animé par la Pologne, se rangent les pays du sud et de l’est de l’Europe. La priorité de ces «amis de la cohésion» est la défense des fonds structurels, ces aides régionales qu’ils jugent indispensables pour rattraper leur retard de développement. Enfin un nouveau venu est de la fête cette année : le Parlement européen, auquel le traité de Lisbonne a conféré le pouvoir de codécision sur le budget de l’UE. Les eurodéputés brandissent déjà la menace d’un veto. Car, pour eux, même la hausse du budget de 5% souhaitée par la Commission est tou




