«La France est l'un des pays où la relation de confiance est la plus ténue. Le degré d'autonomie des salariés est faible, les contrôles sont réguliers. C'est une conséquence de l'organisation très hiérarchique et verticale des entreprises qui a à la fois un coût économique dans les sociétés de service et d'innovation, ainsi qu'un coût social en matière de bien-être», constate Yann Algan, professeur d'économie à Sciences-Po et auteur de la Fabrique de la défiance… et comment s'en sortir. Il vient d'être entendu par la commission Kaspar, menée par l'ex-secrétaire général de la CFDT pour améliorer les conditions de travail et le dialogue social.
Mal-être. Cette commission est partie des difficultés rencontrées par la Poste. Le groupe a subi plusieurs vagues de restructuration depuis 2006 pour préparer l'ouverture à la concurrence. Résultat, les rapports annuels des médecins soulignent «une dégradation de la vie au travail» et les symptômes d'un mal-être se succèdent depuis plusieurs années : taux d'absentéisme en augmentation, épuisement physique ou psychique des salariés, suicides d'employés sur leur lieu de travail. En cause, un management autoritaire, stressant. Inspirée par les experts de la commission, la direction des ressources humaines réfléchit à une façon de décentraliser les décisions, d'améliorer l'autonomie des salariés et de restructurer le dialogue social.
Avant eux, France Télécom a été contraint de travailler dans l’urg




