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Grèce : le FMI joue les trouble-dette

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Crise . Réunis à Bruxelles, les créanciers divergent sur les moyens d’alléger le fardeau d’Athènes.

Publié le 26/11/2012 à 22h06

Ce coup-ci sera-t-il le bon ? Pour la troisième fois en deux semaines, les créanciers internationaux de la Grèce tentaient, hier à Bruxelles, d'accorder leurs violons sur le sauvetage du pays. «Un accord est pratiquement finalisé, il reste quelques centimètres à parcourir», a assuré le ministre de l'Economie, Pierre Moscovici, en arrivant à Bruxelles pour retrouver les seize autres ministres des Finances de la zone euro ainsi que la directrice générale du Fonds monétaire international (FMI), Christine Lagarde, et le président de la Banque centrale européenne (BCE), Mario Draghi.

«La Grèce a fait ce qu'elle avait à faire, maintenant, c'est au tour de l'Eurogroupe et du FMI de faire leur devoir», a mis en garde le commissaire européen aux Affaires économiques, Olli Rehn. Il n'empêche que les deux précédentes réunions n'ont pas abouti et qu'il a fallu aux Européens encore trois heures de téléconférence, samedi, pour rapprocher leurs positions. L'enjeu immédiat, pour la Grèce, est le déblocage d'une tranche vitale de 31,5 milliards d'euros d'aide qu'elle attend depuis juin.

Réalité. Mais les experts du FMI ne croient plus au scénario de redressement imposé fin 2011 à Athènes en échange d'un nouveau plan de sauvetage de 130 milliards d'euros. Selon Christine Lagarde, les Européens doivent sortir du «wishful thinking» et regarder la réalité en face : la Grèce ne sera pas en mesure de ramener, comme convenu, le niveau de sa dette à 120% du

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