Vraie bonne idée ou mission impossible ? Le projet de nationalisation du site sidérurgique de Florange a en tout cas été bien accueilli par la plupart des syndicats. «Ce qui est sûr, c'est qu'avec Mittal, on est mort», a lancé hier Frédéric Weber, de la CFDT. «On n'a pas que des bons souvenirs des nationalisations de 1981 dans la sidérurgie, mais c'est la seule solution qui reste», ajoute Philippe Verbeke, de la CGT. Le ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg, insiste sur le fait que la prise de contrôle par l'Etat sera «temporaire», le temps de céder Florange à l'un des deux repreneurs qui ont fait part de leur intérêt. Il n'empêche, nationaliser une usine (et pas une entreprise complète) est une opération aussi inédite que problématique. «Nous sommes très dubitatifs», explique Xavier Le Coq, de la CGC. Qui a envoyé hier une lettre à Montebourg pour lui poser plusieurs questions-clés. Revue des enjeux d'une opération à haut risque.
Le site de Florange est-il viable ?
«C'est un magnifique outil, pas un canard boiteux», répond une source gouvernementale. Le rapport de l'expert Pascal Faure, remis cet été à Montebourg, conclut que la reprise de l'intégralité du site a «un sens économique». Mais à condition d'investir «450 à 600 millions d'euros sur cinq ans», notamment pour faire repartir les hauts fourneaux. Il faut donc un repreneur aux reins solides, et prêt à faire le dos rond. Car




