Opération déminage sur le dossier Florange. Après la révélation de Libération sur la menace de démission d'Arnaud Montebourg, François Hollande a assuré hier que «le gouvernement est solidaire» de l'accord signé avec ArcelorMittal. Le chef de l'Etat a surtout tenté de calmer les doutes des syndicats, qui jugent les engagements obtenus très maigres et, surtout, ne font pas confiance à Mittal pour les respecter. «Tout le gouvernement est mobilisé pour permettre à ce plan d'être pleinement appliqué et donc respecté», a assuré Hollande, qui a menacé le groupe sidérurgique d'utiliser «tous les moyens de droit […] si tel ne devait pas être le cas». Et de rappeler les trois «objectifs» de l'accord : «Pas de plan social», des «investissements», et la défense du «projet Ulcos», destiné à pérenniser l'un des deux hauts fourneaux.
Explication. L'opération déminage doit se poursuivre demain par une rencontre entre le Premier ministre et les organisations syndicales de Florange pour une explication de texte. Refusant de s'y rendre, après avoir appris, dimanche soir, que les hauts fourneaux de Florange seraient totalement fermés à la fin du premier trimestre 2013 - et non pas maintenus en veille comme le sous-entendait le gouvernement - Edouard Martin (CFDT) devrait finalement faire le déplacement. Première exigence des représentants des salariés : connaître le contenu de l'«accord secret», au




