On n'est plus là pour enfiler des perles. C'est, en substance, ce que disait Patrice Lamothe, fondateur de Pearltrees, en octobre, à l'occasion de la mise en ligne d'une première offre payante de son service internet. La start-up, qui propose une bibliothèque visuelle et collaborative, est en effet entrée dans une nouvelle phase de développement. Comment ça marche ? L'internaute crée un arbre d'informations, enraciné sur une thématique, auquel il ajoute des branches. A chaque excroissance, il poste une vidéo, une photo, un lien sur le même sujet. Au fil des clics, il consulte les arbres sur les mêmes thématiques.
«La nouvelle version permet de créer des Pearltrees privés et de gérer les paramètres de confidentialité avec précision pour un forfait mensuel de 4,49 euros», précise Patrice Lamothe. Il était temps que l'entreprise relève le défi de la monétisation. Le service, d'abord gratuit, a rassemblé en seulement deux ans une communauté d'un million de personnes et de deux millions de lecteurs mensuels grâce au bouche à oreille.
Et la jeune pousse hexagonale chasse déjà sur les terres des gros du Web : «Avec 25% d'utilisateurs américains et 20% de français, Pearltrees n'est pas un outil de niche. Mais on retrouve des communautés dominantes», explique le PDG. Parmi elles, les «manipulateurs de savoirs» (chercheurs, profs, designers), les lecteurs de BD et les accros du shopping.
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