Peut-on encore sauver les brevets d’Alcatel-Lucent ? L’annonce vendredi que le prêt de 1,615 milliard de dollars (1,227 milliard d’euros) consenti par Goldman Sachs et Credit suisse à l’équipementier était gagé sur son portefeuille de propriété intellectuelle alimente les inquiétudes sur l’avenir de cet ex-fleuron en péril. Car qu’adviendra-t-il de ces précieux brevets en cas de défaut de remboursement ?
Mobilisé sur le dossier depuis plusieurs mois, Bercy expliquait hier rester«dans une démarche de vigilance et non de contestation de la stratégie du conseil d'administration». Le contrat n'entrera en vigueur que le jour où il sera «syndiqué», c'est-à-dire lorsque les banques se porteront acquéreurs de la dette.
Réduction d'effectif. D'ici là, Bercy veut travailler très vite avec la Caisse des dépôts (qui détient 3,6% d'Alcatel-Lucent) à «des solutions d'accompagnement pour sécuriser l'entreprise et lui donner plus d'agilité». Elles pourraient passer par des cessions d'actifs à un regroupement d'industriels, avec l'appui d'une participation minoritaire de l'Etat, via le Fonds stratégique d'investissement. Aussi à l'étude, une valorisation des brevets via une stratégie de vente de contrats de licence qui permettrait au groupe de rester propriétaire des brevets tout en tirant des revenus de leur exploitation.
Vendredi, l'annonce de l'accord passé avec Goldman Sachs était tombée en pleine séance du comité d'entreprise européen, alors qu'une procéd




