Elle n'a pas vu son visage. Arrivé par-derrière, l'agresseur l'a immédiatement cagoulée, puis bâillonnée avant de la ligoter à un fauteuil. Puis une phrase, une seule, balancée comme une menace : «C'est le deuxième avertissement, il n'y en aura pas de troisième.» Maureen Kearney, secrétaire CFDT du comité de groupe européen d'Areva, sera retrouvée cinq heures plus tard par sa femme de ménage, lundi en début d'après-midi. «Saucissonnée» dans le salon de sa maison d'Auffargis (Yvelines). Du travail de pro, l'homme ayant visiblement attendu le départ du mari, vers 6 h 45, avant de débouler dans le logement, un quart d'heure plus tard.
Difficultés troublantes. Encore sous le choc, hier, après des examens médicaux et un passage à la gendarmerie, la syndicaliste d'origine irlandaise, désormais sous haute protection de la gendarmerie, se refusait à tout commentaire. Et surtout à émettre le moindre avis sur l'identité de l'agresseur. Le parquet de Versailles, en charge de l'enquête, refusait lui aussi de «communiquer sur cette affaire». Mais l'enquête a, selon nos informations, démarré sur les chapeaux de roue. Les gendarmes de Versailles se sont ainsi immédiatement rendus, lundi en fin d'après-midi (avant d'y retourner hier soir) dans les locaux de la SGN à Saint-Quentin-en-Yvelines. Une filiale du groupe nucléaire Areva, chargée de l'ingénierie sur le cycle du combustible, et au sein de laquelle travaillait Maureen Kearney avant qu'elle ne soit en




