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Portrait

Arnaud Montebourg, le pompier blessé des plans sociaux

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Publié le 28/12/2012 à 21h36

Arnaud Montebourg a fini par panser ses plaies. Désavoué et humilié par Jean-Marc Ayrault dans le dossier Florange, le bouillant ministre du Redressement productif «est reparti». «Il s'est remis un coup de turbo», raconte un collaborateur. L'attaque a pourtant été rude. «Il a été très mal, très abattu», témoigne un proche. D'où la volonté affichée de réparer ses relations, très abîmées, avec Ayrault et Moscovici, le voisin de Bercy qu'il n'a cessé d'affronter ces derniers mois. Consigne a été donnée à ses proches de ne pas lâcher de vacherie - «il faut éviter de mettre de la tension».

Dans son interview du 19 décembre au Monde, marquant la fin de sa diète médiatique, Montebourg avait pourtant enfoncé le clou sur la «nationalisation temporaire» honnie par Ayrault, et critiqué en creux la réforme bancaire de Pierre Moscovici. «Il n'y a rien de personnel, c'est politique. Arnaud assume qu'il y ait deux approches à Bercy», explique un proche. C'est-à-dire la ligne social-libérale de Mosco et le «souverainisme décomplexé» de Montebourg, convaincu que «nous ne pourrons pas redresser l'appareil productif du pays avec les vieilles recettes libérales». C'est justement parce qu'il incarne cette ligne que François Hollande a refusé sa démission. Car Florange a fait bondir Montebourg dans les sondages, en particulier chez les sympathisants de gauche. Avec le risque de passer pour un simple ministre de la par

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