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Analyse

Un fournisseur d’excès à Internet

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Xavier Niel, le fondateur de Free, est un habitué des coups d’éclat.

Publié le 04/01/2013 à 22h36

Un Scud lancé dans le jardin de la pub et des médias : c’est la marque de fabrique de Xavier Niel, le boutefeu des télécoms. Un an déjà depuis cette offre provoc lancée dans le pré carré du trio Bouygues Telecom, SFR et Orange : un forfait mini à 2 euros et un maxi à 19,99 euros. Un missile qui avait pris de court les analystes et tétanisé ses concurrents. Neuf mois plus tard, Free Mobile affiche 4,4 millions d’abonnés. Xavier Niel, le fondateur du fournisseur d’accès, procède ainsi. Pas dans la délicatesse, mais avec des sabots cloutés. Et l’œil rivé sur le porte-monnaie. Cette fois, Niel s’en prend à l’ogre Google. Un combat dans la droite ligne des passes d’armes précédentes.

Artifice. Il y a deux ans, l'opérateur s'était attaqué aux revenus des artistes. Un coup de force déjà commis au moment des fêtes. Dans le viseur de Free, la taxe dite pour «copie privée» servant à rémunérer les auteurs et les producteurs et frappant tous les disques durs. Free venait de sortir sa box Révolution. Le hic : un énorme disque dur (devenu la norme aujourd'hui) de 250 Go. L'agitateur décrète que son appareil échappe à la taxe en s'appuyant sur un artifice technique qui se révélera un solide argument juridique. Au grand dam de ses concurrents, dont SFR, qui conteste la dîme mais la paie scrupuleusement. Free a gagné deux ans, et ses concurrents pourraient à terme lui dire merci. Le barème de la taxe, après renégociation, a reculé d'un tiers.

Peu de temps auparavant, l’opérate

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