Menu
Libération
Analyse

Low-cost : Air France s’aligne

Réservé aux abonnés

Sous pression de ses concurrentes à bas coûts, la compagnie tricolore a lancé son offre «Mini» hier.

Un avion Air France. (Photo Alexander Klein. AFP)
Publié le 07/01/2013 à 22h26

Michael O’Leary, le provocateur patron de Ryanair, peut jubiler. Le modèle low-cost, qu’il a importé en Europe il y a vingt ans, a mis les compagnies traditionnelles à genoux. Résultat : de Lufthansa à Air France, les majors sont obligées de se convertir, dans la douleur, au nouveau modèle dominant, pour tenter de sauver leurs vols européens.

Air France a franchi, hier, une étape symbolique, en lançant pour la première fois une offre directement copiée sur celle des compagnies à bas coûts. Baptisée «Mini», la formule offre un produit simplifié (billet non remboursable, pas de choix du siège, bagage en soute payant) et des prix d'appel écrasés : 49,69 ou 139 euros l'aller simple, soit 20 euros de moins que l'offre classique. Ces tarifs «mini» sont proposés sur 58 lignes (Paris-province et province-Europe), en quantité limitée. Comme sur les low-cost, les places seront concentrées sur les vols les moins demandés. «Il n'y en aura pas beaucoup pour aller sur la Côte d'Azur les week-ends d'été», sourit un cadre de la compagnie.

Pari. L'objectif est de «réattirer les passagers qui avaient été tentés par les low-cost», a lancé le PDG d'Air France, Alexandre de Juniac. En clair : tenter de regagner un peu du terrain perdu et d'endiguer d'ici deux ans les pertes abyssales du réseau moyen-courrier (500 millions d'euros en 2011). Un pari ambitieux : Ryanair et Easyjet sont déjà leaders sur les vols européens, avec 80 et 59 millions de passagers l'an der

Dans la même rubrique