L’année 2012 de PSA a été catastrophique sur tous les plans : lourdes pertes financières, méga-plan social et, pour finir, plongeon des ventes. Le groupe a annoncé hier avoir écoulé 2,97 millions de véhicules l’an dernier, en baisse de 16,5%. Certes, cela inclut les voitures en pièces détachées, qui ont été affectées par l’arrêt des livraisons à l’Iran en février 2012. Mais les ventes de véhicules montés ont également subi un impressionnant gadin de 8,8%, à 2,8 millions d’unités.
PSA souffre de sa trop forte dépendance à l’Europe (62% de ses ventes), et en particulier aux pays du Sud, où la crise automobile est très profonde. Les ventes de PSA sur le Vieux Continent ont chuté de 14,8% (davantage que le marché), soit 300 000 voitures perdues par rapport à 2011. C’est l’équivalent de la production annuelle de l’usine de Mulhouse…
Tout aussi inquiétant, PSA n’arrive pas à décoller ailleurs, là où l’automobile se porte bien. Ses ventes hors Europe n’ont progressé que de 3,2%, et restent faibles en volume (seulement 1 million d’unités). Seule consolation : PSA a enregistré de bonnes performances en Chine, en Russie et au Maghreb.
Le premier constructeur auto tricolore espère toutefois renouer avec la croissance cette année (hors voitures en kit). Mais sans avancer de chiffres. Car «l'année 2013 s'annonce encore difficile en Europe», a averti le directeur des marques de PSA, Frédéric Saint-Geours. Il espère que le groupe augmentera légèrement sa part de marché, notamment grâ




