A Paris, en juin. Free a imposé son modèle tarifaire, avec 20 euros pour une offre illimitée. (Photo Reuters)
Un an déjà ! Un an que Free Mobile, lancé le 10 janvier 2012, a déboulé dans les pattes du trio Bouygues-Orange-SFR, chamboulant l’écosystème du secteur des télécoms au-delà de toutes les prévisions. Pour le bénéfice apparent des consommateurs, mais au prix de dégâts collatéraux qu’il reste encore à évaluer.
Combien de pouvoir d’achat en plus pour les ménages ?
Facialement, le bénéfice est évident. Le forfait mobile tout illimité (voix, SMS, MMS et un ou deux gigaoctets d'Internet mobile), était proposé aux alentours de 90 euros en 2010. Le seul fait pour Free d'annoncer sa venue sur le marché a fait s'écrouler en 2011 le prix de ces offres autour de 40 euros. La dégringolade s'est poursuivie depuis. Et Free a imposé dans le mobile son standard : 20 euros par mois pour de l'illimité. Comme il l'avait fait il y a dix ans pour le triple play (Internet, téléphone et télévision) où le prix de 30 euros a tenu presque dix ans. En réaction, ses concurrents ont lancé leur gamme low-cost, sous des marques propres. Bouygues a créé B & You, Orange a suivi avec Sosh et SFR avec Red. Avec un succès croissant. Sosh représente ainsi 35% des ventes d'Orange, contre 12 à 15% estimé à son lancement. Les petits consommateurs ont aussi leur offre bon marché. Mieux, Free a boosté la sienne juste avant Noël : deux euros par mois pour deux heures de voix et des SMS illimités.




