La réforme était attendue. Mais sans doute pas avec cette radicalité. Selon les Echos, la Commission européenne s'apprête à mettre sur la table une proposition ouvrant totalement à la concurrence le rail à l'horizon 2019. Si l'ouverture se fait, on peut imaginer que sur Paris-Lyon ou Paris-Marseille, opérateurs italiens, espagnols ou allemands se bousculent pour draguer la clientèle, laissant à la SNCF les dessertes moins juteuses. Et toutes les régions de France pourraient être obligées de passer par des appels d'offres pour choisir leur opérateur. Aux orties alors, le monopole actuel de la SNCF.
L'affaire n'est pas gagnée. Siim Kallas, le commissaire européen aux transports, va se retrouver à batailler avec ses deux plus farouches opposants, soit la France et l'Allemagne, chaque pays soutenant son champion : la SNCF et la Deutsche Bahn. Et si adoption de la réforme il y a, ce ne sera pas, au mieux, avant quatorze mois.
A lire aussi : «L'Europe ne nous impose pas de libéralisation immédiate du rail», une interview de Frédéric Cuvelier, ministre des Transports, réalisée en octobre
Ce paquet de directives - l'ouverture à la concurrence n'est qu'un volet de la réforme -, devrait être dévoilé officiellement entre le 23 et le 30 janvier. Il poursuit l'œ




