«Inventer l'entreprise du futur», carrément. C'est l'ambitieuse mission confiée par Fleur Pellerin, ministre chargée des PME, de l'Innovation et de l'Economie numérique, à l'un des neuf groupes de travail des Assises de l'entrepreneuriat 2013. Piloté par Christian Nibourel, le président d'Accenture France, ce groupe devra préparer quatre propositions pour le plan d'action en faveur des PME prévu pour avril afin de «faire de la France un pays accueillant pour les entrepreneurs (sic)», a précisé la ministre, dans la lignée du rapport Gallois.
Mais que recouvre précisément cette réflexion sur «l'entreprise du futur» ? «Nous prendrons en compte l'environnement et les ruptures technologiques afin d'engager une réflexion prospective sur les entreprises à l'horizon 2020», résume Christian Nibourel, qui s'appuiera notamment sur la veille technologique réalisée par le réseau scientifique des ambassades de France à l'étranger. Avec d'autres experts, le patron d'Accenture France tentera d'imaginer ce que la révolution numérique changera aux diverses étapes des processus de production. Le groupe de travail mandaté par Fleur Pellerin se penchera sur le défi que va représenter pour les entreprises la rareté et le coût croissant de l'énergie.
Fourre-tout, il étudiera aussi les évolutions sociales dans l'entreprise. Un domaine qui tient à cœur à Nibourel, auteur de l'ouvrage Empreintes sociales, en finir avec le court terme publié en 2011. Le débat sur «l'e




