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EADS : Hollande chauffe la place à Lauvergeon

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Aéronautique. Le Président aurait obtenu le feu vert de Merkel pour pousser l’ex-patronne d’Areva à la présidence du groupe franco-allemand.

Anne Lauvergeon, en avril 2012. (Photo Bertrand Guay. AFP)
Publié le 27/01/2013 à 20h36

Après le nucléaire, Anne Lauvergeon (1) va-t-elle se reconvertir dans l'aéronautique ? Matignon a confirmé hier que l'Etat veut placer l'ancienne patronne d'Areva à la présidence (non exécutive) du conseil d'administration du groupe franco-allemand EADS, maison mère d'Airbus. Selon le Journal du dimanche, qui a révélé l'information, il s'agit du choix de François Hollande. Lequel aurait obtenu le feu vert de la chancelière allemande, Angela Merkel. De quoi doucher les ambitions du président d'Alcatel, Philippe Camus, que le Figaro dit «très intéressé» par le poste.

L'affaire montre que, contrairement aux vœux de son PDG, Tom Enders, EADS n'est toujours pas «une entreprise normale», débarrassée de l'influence des Etats et de la sacro-sainte parité franco-allemande.

La refonte du conseil d'administration vient de la prochaine sortie, officialisée le 5 décembre, des actionnaires privés Daimler et Lagardère, tandis que la France et l'Allemagne auront 12% du capital chacun. Enders avait alors obtenu une nouvelle gouvernance, censée supprimer toute «interférence extérieure». Sur les douze membres du conseil, il devait y avoir au moins sept Européens, dont deux validés par Paris et deux par Berlin.

Sauf qu'au final, «il devrait y avoir quatre Français et quatre Allemands au conseil», sourit un connaisseur du groupe. Côté français, l'Elysée aurait proposé, outre Lauvergeon, Jean-Claude Trichet (ancien gouverneur de la Banque central

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